Après un long séjour à l’étranger, on revient changé(e) dans un pays qui a lui aussi changé : laissez-vous quelques mois pour vous recaler, dites simplement d’où vous revenez et cherchez quelqu’un qui s’intéresse à la personne que vous êtes devenue, pas à l’image de l’étranger.
- Le retour comporte souvent une euphorie, puis une chute, puis un recalage progressif.
- Décider de se mettre en couple pendant l’euphorie des retrouvailles est risqué.
- L’étiquette de « celui ou celle qui revient » attire parfois des intérêts qui ne sont pas les vôtres.
- Expliquer ses nouvelles habitudes plutôt que les imposer facilite tout.
Le retour est parfois plus déroutant que le départ
Un étudiant rentré d’une ville froide après de longues années, une infirmière qui a travaillé dans un autre pays, un ouvrier de retour d’un chantier lointain : tous racontent la même surprise. Ils s’attendaient à retrouver leurs repères, et ils découvrent que les repères ont bougé, ou que c’est eux qui ont changé. Les personnes qui accompagnent les retours décrivent d’ailleurs un parcours en plusieurs temps.
- L’euphorie des retrouvaillesFamille, plats d’enfance, quartier : tout est chaleur. C’est un mauvais moment pour décider d’une vie à deux, car le soulagement colore tout.
- La chuteL’enthousiasme retombe. Vous remarquez la lenteur d’un service, la curiosité des voisins, ou au contraire tout ce qui a évolué sans vous. Vous vous sentez parfois étranger(ère) chez vous.
- Le recalagePeu à peu, vous gardez ce que vous avez appris ailleurs et vous retrouvez ce qui vous a manqué. Cela prend des mois, parfois davantage, selon la durée du séjour.
Revenir, ce n’est pas retrouver le même pays ; c’est apprendre à y vivre avec une version plus large de soi.
Ce que l’on suppose de vous, et comment y répondre
Si quelqu’un s’intéresse très vite à ce que vous avez rapporté, à vos économies ou à un voyage pour lui ou pour elle, ralentissez. Gardez vos finances pour vous au début, et observez si l’intérêt porte sur vos goûts, vos projets, votre manière d’être.
Un appel régulier avec des amis restés là-bas, une habitude rapportée comme le sport ou la lecture : ces repères atténuent la chute et vous évitent de demander à une nouvelle relation de combler tout ce que vous avez laissé.
Questions fréquentes
Combien de temps attendre après son retour avant de chercher quelqu’un ?
Aucune durée ne vaut pour tous. Un bon repère : être sorti(e) de l’euphorie des retrouvailles et avoir retrouvé un rythme de vie régulier, travail ou activités comprises.
Faut-il parler d’une relation vécue à l’étranger ?
Si elle a compté, oui, avec simplicité et sans comparaison. Savoir qu’elle a existé évite que l’autre l’apprenne par hasard.
Comment éviter de tout comparer avec « là-bas » ?
Notez ce que vous appréciez ici autant que ce qui vous manque ailleurs. Une comparaison permanente fatigue l’entourage et empêche de voir la personne en face de vous.
Revenir et recommencer
Prenez le temps de vous poser, puis ouvrez la porte à une vraie rencontre.
Créer mon compte gratuitementGratuit pour commencer · aucune carte bancaire demandée